Une mystérieuse photo

22 mai 2005

Il y a une photo qui traîne déjà depuis plusieurs années sur le web :

La légende porte " Alien body (Nasa) ". Alien body signifiant "corps d'extraterrestres". Est-ce qu'un lecteur pourrait nous en dire plus sur ce cliché et son origine. S'agit-il d'une photo déjà identifiée comme un faux, un hoax ?

Que cette photo soit un faux ou non, elle correspond en gros aux témoignages qui traînent concernant les "gris". Absence de pilosité. Absence de pavillons auriculaires. Absence de sourcils, et apparemment de cils. A la place des yeux des plages noires qui pourraient correspondre à ces membranes noires qu'on avait vu apparaître pour la première fois sur le film que Jacques Pradel avait présenté à la télévision ( voir plus loin ).

Le haut du buste est très "humain". On note la présence de clavicules, de quelque chose qui ressemble à une trachée. En s'asbtenant de toute conclusion on peut dire que cette morphologie pourrait correspondre à un futur lointain de l'homme. La régression de l'appendice nasal irait de pair avec celle du sens de l'olfaction. Même remarque pour les pavillons auriculaires.

A part ces quelques remarques il n'y a pas grand chose à dire de cette photo, sauf à appeler nos lecteurs à fournir plus de détails sur son origine, s'ils ont des informations à ce sujet.

 

Polémique autour de cette ou de ces photos

On trouve dans les sites américains deux autres photos qui pourraient représenter le même corps, vu vous d'autres angles. On distingue cette fois des lèvres et des dents. A l'arrière plan de la photo de droite la boite crânienne a peut être été défoncée, ou la peau arrachée. On distingue le blanc de l'oeil et l'iris, ce qui pourrait signifier que les "membranes" visibles sur le cliché précédent auraient été enlevées alors que les membranes ont toujours l'air d'être en place dans la photo de gauche ( se référer à la vidéo présentée par Jacques Pradel ).

A propos de ces photos et documents divers qui traînent maintenant sur le net on ne peut plus rien déduire en matière d'authenticité. Beaucoup de clichés dans le genre de celui-ci sont d'ailleurs transmis sous le couvert de l'anonymat "pour des raisons de sécurité". On est dans l'indécidable complet.

Je repense au passage aux réactions qui on accompagné la diffusion du film montrant une autopsie, au cours d'une émission présentée par le journaliste Jacques Pradel, à laquelle j'avais participé. Je me souviens d'une véritable levée de boucliers, générale. Haro sur le baudet ! Polac avait très vite présenté un film, grossier celui-là, réalisé si je ne me trompe avec l'aide de la chaîne Arte et montrant un autre autopsie, censée "provenir de Russie". La thèse du faux avait été brandie par tous, ufologues compris. Personnellement je ne considère pas cette histoire comme totalement close et je vais dire pourquoi. Santilli était un homme qui produisait et diffusait des documents vidéos. Un jour il avait eu l'idée de rechercher des films qui auraient dû être pris au moment où Elvis Presley faisait son service militaire, en Allemagne et cela l'avait amené à chercher du côté des cinéastes militaires. Il faut savoir que les Etats Unis ne possédaient pas, pendant la guerre ou même dans l'immédiat après guerre d'équivalent de notre SCA ( Service Cinématographique des Armées ). Les gens qui filmaient des opérations militaires étaient souvent ( comme Capra ) des journalistes ou des assistants réalisateurs qui, soit se trouvaient engagés parmi les troupes et, au lieu de manier un fusil emportaient une appareil photo ou une caméra, soit étaient des journalistes civils qu'on avait autorisé à se joindre aux troupes au moments d'opérations de combat.

Santilli fut alors contacté par un homme assez âgé qui prétendit détenir des bobines qui pourraient l'intéresser, représentant deux autopsies de créatures non-terrestres ( des " freaks ", mot signifiant monstre ). L'homme voulait une certaine somme d'argent, cash, " pour acheter une maison pour sa fille ". Santilli n'avait pas la somme demandée. Il chercha alors un partenaire et le trouva en la personne d'un homme nommé Spielberg ( qui n'avait rien à voir avec le cinéaste ) et qui vivait à Hambourg. Celui-ci accepta d'avancer la somme en échange d'une des deux séries de bobines, se référant à une autopsie qui se serait tenue sous une tente. Le matériel se présentant sous la forme d'un ensemble de bobines de quelques minutes, dont Pradel put vérifier à travers des analyses faites chez Kodak qu'il s'agissait bien de pellicules identiques à celles qui étaient utilisées dans les caméras au poing de 16 mm à la fin des années quarante ( du moins sur la base du fragment démuni d'image que Santilli avait consenti à lui fournir ).

Nous connaissons un homme qui a vu ce second document, avant qu'il ne disparaisse complètement. Je ne me souviens plus de son nom, mais c'était le secrétaire ou le président d'une association ufologique anglaise. Dans un premier temps Santilli essaye de faire accroire qu'il avait revendu ce document " à un collectionneur japonais " mais l'enquête menée par Pradel permit d'établir que celui-ci avait atterri entre les mains de ce Spielberg.

Santilli essaya alors de monter un coup médiatique. Il convertit les bandes de film 16 mm en sa possession en un document vidéo dont il annonça la sortie sur différentes chaînes de télévision. Pradel fut intéressé et se montra acquéreur pour tf1 pour une somme relativement modique vue la longueur du document : 200.000 F. Avant la date arrêtée par Santilli pour la diffusion "mondiale" de ce "scoop" il prêta la cassette à Pradel, qui put la faire voir à un certain nombre de gens. Parmi ceux-ci un médecin qui avait pratiqué de nombreuses autopsies, qui identifia les outils chirurgicaux qu'on voyait sur le film comme étant ceux qui étaient utilisés à l'époque. Un spécialiste des effets spéciaux, travaillant pour Spielbeg ( le cinéaste, cette fois ) confirma la qualité du trucage, si trucage il y avait. Des enquêtes supplémentaires montrèrent rapidement qu'il existait bien, à l'époque alléguée des téléphones équipés de cordons spiralés, comme celui ai apparaîssait dans le film.

Jacques Pradel invita un certain nombre de collègues à une présentation en avant première, un ou deux mois avant la date prévue par l'émission. J'étais aussi invité et il devait y avoir 70 présents. Les collègues de Pradel ne manifestèrent aucun intérêt. Nous remarquâmes plusieurs choses. La créature montrée avait six doigts à chaque main et six orteils à chaque pied. Cela n'avait rien d'a priori impensable. J'ai moi-même rencontré un polydactyle qui travaillait comme cherche à l'Institut de Mécanique des Fluides de Marseille au début des années soixante et qui avait six orteils à l'un de ses pieds, parfaitement formés. L'être exhibé sur le film ne possédait pas de mamelons, ni d'organes sexuels apparents. Si on quitte l'hypothèse de la mystification, ceci pourrait correspondre à une ... espèce reptilienne.

Ceci étant, une amie vétérinaire me dit qu'en matière de malformations humaines, l'absence de mamelons se rencontre, comme le fait d'avoir trois mamelons, voire plus. Elle estime, de par sa propre expérience que cette vidéo ressemble bien à une véritable autopsie. Elle ajoute que cela suggère que le sujet soit déjà en voie de décomposition ( état des organes ).

Je m'aperçois au passage que j'ai oublié de mentionner, ce qui est alors plus singulier, l'absence de nombril, détail qui, s'il s'agissait d'une véritable autopsie indiquerait que le sujet est soit :

- Non mammalien

- Mammifère non placentaire.

- Ou ... reptilien.

ou encore relevant d'une espèce, d'un "phylum" qui n'aurait rien à voir avec aucune de ces trois catégories.

On ne voyait pas de dents. Les médecins chargés de cette autopsie portaient des combinaisons très semblables à celles qu'utilisaient les atomistes, ce qui peut se voir comme un équipement de fortune rapidement récupéré, pour éviter un risque de contamination bactérienne ( et aussi pour échapper à l'odeur pestilentielle qui pourrait se dégager d'un cadavre en début de décomposition. Les organes internes n'ont pas l'air en excellent état ). Le critique comme quoi la mise au point est souvent approximative ne tient pas. On ne sait pas dans quelles conditions ce film a été tourné. Cela évoque un film pris "caméra au poing", un système muni d'une tourelle avec trois objectifs, sans possibilité de mise au point. Les objectifs à focale variable, un standard aujourd'hui, ne sont sauf erreur apparus que beaucoup plus tard. Si les deux "chirurgiens" sont dotés de combinaisons, en avait-on prévu une pour le caméraman ? Si la réponse est non, et si le corps connaissait un début de décomposition il lui fallait vraiment prendre ses vues ... en apnée.

A un moment l'un d'eux se penche vers le corps, dont les yeux sont très semblables à l'image présentée ci-dessus. Il enlève alors avec des pinces des "sortes de membranes noires" qui recouvrent des yeux immenses, avec pupille et iris ( faire retour aux deux photos présentées ci-dessus ). Je me suis étonné qu'à l'époque personne ne soit intéressé à ce détail qui, sauf erreur, n'a jamais figuré dans des éléments empruntés à la science-fiction. En effet, si l'espèce extraterrestre, en supposant que le film soit authentique, avait été nyctalope, de moeurs nocturnes, aurait pu protéger ses yeux avec des membranes fonçant automatiquement à la lumière. Il existe de nos jours des lunettes de soleil qui fonctionnent de cette façon. Je ne sais pas si ce produit existe déjà mais il serait d'une grande utilité pour les albinos, qui sont photophobes et doivent porter dès que la lumière est trop fort des soleils de soleil.

Je ne vais pas détailler cette autopsie, qu'on pourra visionner en avi à l'adresse suivante :


http://www.nj.org/video/web/alien_autopsy_need_DIVX_player_go_to_cnet_dotcom_donotlink.avi

information obligemment transmise par monsieur Didier Merlateau.

J'ai également récupéré une autre vidéo qui, si je ne m'abuse, figurait également dans la cassette diffusée par Pradel. Elle est censée montrer des fragments d'un ovni récupéré. On voit à un moment une sorte de planchette portant l'empreinte de deux mains à six doigts, à l'extrêmité desquels on distingue des boutons de commande. Comme si le pilote pouvait user d'une sorte de "clavier numérique à dix touches".

La vidéo sur des supposés débris d'ovni

On voit également des sortes de poutrelles " en I " porteuses d'inscriptions. Ceux qui se souviennent du dossier sur l'affaire Roswell doivent se rappeler que le major Marcel, chargé de la sécurité sur la base, après sa première inspection du terrain du fermier Brazel, jonché de débris, avait fait un crochet chez lui pour les montrer à sa famille. Son fils devait avoir alors une dizaine d'années. Celui-ci a fait par la suite carrière comme médecin militaire, dans l'armée américaine. J'ai pu rencontrer celui-ci sur le plateau d'une des deux émission organisées par Pradel à la télévision et j'ai discuté avec lui. Il a confirmé que son père lui avait montré des fragments de métal qui reprenaient leur forme après qu'on les ait pliés ( mémoire de forme ). Il a aussi confirmé que son père lui avait laissé un de ces fragments, puis qu'il était venu quelques jours après le récupérer. On sait que l'armée américaine fit de son mieux pour dégonfler l'affaire, le major Marcel ayant été requis pour présenter à la presse les débris d'un ballon-sonde. Des années plus tard le département de la défense révéla l'existence de ballons "Mogul" , ultra-secrets, chargés de détecter les explosions nucléaires russes, en haut altitude, en enregistrant les effets sonores, information qui fut activement relayée apr le sociologue Pierre Lagrange, en particulier dans Science et Vie.

Je voudrais simplement rappeler l'unanimité qui se fit jour pour dénoncer "ce canular", attaques dont Pradel fit les frais. Ce fut litéralement "haro sur le baudet". Non seulement il fut écarté des grands médias, mais il eut toutes les peines du monde à assurer sa matérielle dans les années qui suivirent. Il y a quelques années, lorsque je lui avais proposé que nous écrivions ensemble un ouvrage consacré au dossier ovni il déclina aussitôt ma proposition en me répondant " Jean-Pierre, j'ai déjà payé tout cela assez cher. Maintenant je me tiens à carreau ". La "punition" des plus sévères, qui s'étendit sur plusieurs années, connue par Pradel fut peut être appliquée à des fins dissuasives, dans le style :

- Vous avez vu ce qui est arrivé à ce journaliste français qui avait construit deux émission autour de films récupérés. Si vous voulez jouer au petit soldat et faire des choses analogues, sans vous préoccuper de savoir au prélable s'il est ou non souhaitable que vous le fassiez, vous saurez ce qui pourra vous arriver. Nous sommes puissants et nous pouvons agir partout, quel que soit le pays où vous êtes.

Après avoir visionné ce document, on note l'épaisseur de la boite crânienne, qui ressemble plus à du polyester qu'à de l'os. Une solution alternative pour protéger l'encéphale et garantir la constance de sa températre. La masse encéphalique est exempte de circonvolutions et de scissure en deux hémisphères. Le ventre est balloné. Mais peut-être, toujours dans l'hypothèse qu'il ne s'agisse pas d'un trucage, le corps était-il déjà dans un état avancé de décomposition, ce qui aurait à soi seul justifié pour les opérateurs le port de combinaisons avec ventilation. Il m'a déjà été donné d'approcher une charogne ( de Buffle ) : l'odeur est insoutenable, même à des mètres de distance.

Revenons sur cette histoire déjà assez ancienne. certes. Selon les dires du cameraman américain ce film datait de la fin des années quarante, c'est à dire de l'époque de la fameuse affaire de Roswell. Mais était-ce à dire qu'il s'agissait "de l'autopsie de la créature de Roswell" ? Rien ne l'indiquait. On dispose de l'enregistrement téléphonique d'une conversation entre ce cinéaste qui ne fut jamais identifié et un autre personne. Je vais tenter de rassembler mes souvenirs sur ce qu'elle contenait, de manière schématique.

- De mon temps il n'y avait pas de cinéastes appartenant à l'armée. Il y avait seulement, pendant et dans l'immédiat après-guerre des gens qui savaient manier une caméra et qui se trouvaient dans l'armée ..... je fus l'un d'eux et je pus, en signant des accords de secret filmer quelques expériences intéressant la défense américaine.... je décidais de rester et de faire carrière dans l'armée...... Un jour on me sollicita pour filmer ce qui fait l'objet de notre actuel marché..... je pris un grand nombre de bobines, puis j'entrepris de les développer. Un représentant du gouvernement me demanda alors des éléments du film, en urgence. Je lui dis que j'avais encore un travail à faire sur certaines bobines, parce que le développement "brut" n'avait pas donné un résultat satisfaisant. Il me répondit "ça ne fait rien. Gardez celles-ci et passez moi de quoi montrer aux gens, à Washington". C'est ce que je fis. On me demanda en outre de garder le plus grand secret sur cette affaire et il fut précisé qu'on me recontacterait. Mais personne ne se manifesta. A cette époque la CIA fut créée et ceci provoqua un grand remue-ménage au sein des services secrets américains... j'essayais par la suite d'entrer en contact avec quelqu'un qui aurait pu me dire quoi faire de ces bobines, mais je compris, aux portes auxquelles je frappai que personne n'en avait jamais entendu parler. Les années ont passé. Je suis maintenant âgé et j'ai ces films, que je vous propose d'acheter.

La sortie du film converti en vidéo par Santilli ne produisit pas l'effet escompté. Pradel décida, lors de la dernière émission qu'il consacra au sujet de passer l'intégralité du document mais les téléspectateurs ... zapèrent ! Je participai à cette seconde émission. Pradel avait prévu d'interviewer Santilli en dupleix et en direct. Soudain il lui lâcha à brûle pourpoint :

- M. Santilli, refusez vous toujours de nous confier pour analyse, non un morceau de bande amorce d'une des pellicules, mais un fragment comportant une image ?

Santilli se troubla alors et répondit :

- Mais... M. Pradel, nous avions convenu de ne pas parler de cela....

L'enquête menée par Pradel et ses collaborateurs montrait ceux-ci essayant d'entrer en contact avec Spielberg, à Hambourg, l'acheteur de la seconde série de bobines, se référant à l'autopsie qui aurait été pratiquée sous une tente. On voyait que l'Allemand refusait de les recevoir et même de leur répondre.

Tout ceci reste peu clair. Pourquoi cet Allemand n'a-t-il pas chercher à récupérer sa mise en commercialisant ces documents sous forme d'une vidéo ? Que sont devenues ces bobines ? Que sont devenus les "originaux" que détenait Santilli ?

 

Nombre de consultations depuis le 22 mai 2005 :

Retour vers Nouveautés           Retour vers Guide           Retour vers Page d'Accueil